Der Zigeunerbaron — J.Strauss
 Il Re Teodoro in Venezia — Paisiello / Henze
 L’Ombre de l’âne — R.Strauss
 Salomé — Mariotte
 L’Empio punito — Melani
 Giuseppe — Raimondi (REPORTE EN 2005)
 La Risurezzione di Cristo — Perosi
 Rita ou le mari battu — Donizetti
 La Giuditta — Scarlatti
 Orchestre de Chambre de Zürich — Howard Griffiths
 Orchestre National de France — Emmanuel Krivine
 Philharmonia de Prague — Jirí Belohlávek
 La Chambre Philharmonique — Emmanuel Krivine
 Soirée de clôture
 Maria João Pires — piano
 Evgeny Kissin — piano
 Evgeny Kissin — piano Alexander Kniazev — violoncelle
 Amoyal et Buffo
 Les virtuoses de demain
 Musique de chambre
 Du jazz moderne au jazz contemporain
 Du jazz traditionnel au jazz classique
 Musiques électroniques
 Musiques et danses du Népal
 Documentaires sur la musique
 Débats organisés par France Culture

 

 

Jazz et Compagnie
Du jazz traditionnel au jazz classique

Stan Laferrière Tentet
jeudi 15 juillet — Castries - Domaine de Fondespierre
vendredi 16 juillet — Juvignac - Parc Fontcaude
samedi 17 juillet — Lattes - Parc Frédéric Biquet
   
Gilbert Leroux Washboard Group
mercredi 21 juillet — Clapiers - Parc Municipal
jeudi 22 juillet — Saint Jean de Védas - Place du Puits de Gaud
vendredi 23 juillet — Pérols - Place de la Mairie
   
Florence Fourcade Quartet
samedi 24 juillet — Montferrier - Les Terrasses du Château
dimanche 25 juillet Sussargues - Carrière de la Font d’Armand
lundi 26 juillet — Saint-Georges d’Orques - Parc Lapaque
lundi 26 juillet Val d’Aurelle - Hall clinique Val d’Aurelle (16h)
   
Tuxedo Big Band
mercredi 28 juillet — Lavérune - Cour d’honneur du Château des Evêques
jeudi 29 juillet — Prades-le-Lez - Place du marché
jeudi 29 juillet — La Colombière - Parc de l’hôpital La Colombière (16h)
vendredi 30 juilletJacou - Parc de Bocaud

Dans les villes autour de Montpellier
22h - entrée libre

En choisissant de développer sa programmation en direction des communes de l'agglomération, le Festival de Radio France et Montpellier veut faire entendre largement un jazz de fête, qui est aussi un jazz de tradition et de culture.
Né dans le creuset de La Nouvelle Orléans, par la fusion des cultures afro-américaine, hispanique et française, le premier jazz, le jazz traditionnel, celui que ses amateurs fervents appellent affectueusement le "vieux style", allait essaimer dans toute l'Amérique, avant de devenir universel.
A Chicago et à New York, il est devenu le jazz classique, avec notamment Louis Armstrong et Duke Ellington, pour s'épanouir pleinement dans les "années swing", qui prendront fin à l'orée de la seconde guerre mondiale. Durant ces années-là, le jazz a su aussi construire des identités singulières: à Paris, Django Reinhardt fut le premier génie que l'Europe offrait à cette musique. Ces métamorphoses se donnent à lire dans le programme de l'édition 2004.

Le vieux style est à l'honneur, avec l'un de ses représentant les plus légitimes, Gilbert Leroux, joueur de washboard. Cette "planche à laver" fut la batterie du pauvre dans les groupes qui peuplaient le jazz des temps héroïques. Gilbert Leroux a su donner vie à cet instrument singulier, d'abord au sein des célèbres "Haricots rouges", puis à la tête de son "Washboard Group". L'Académie du Jazz lui a attribué son Prix Sidney Bechet, couronnant ainsi un parcours exemplaire, qui l'a conduit aux côtés de quelques-unes des légendes de cette musique, de Mezz Mezzrow à Stéphane Grappelli en passant par Albert Nicholas ou Bill Coleman…

Le jazz classique est l'une des flèches au riche carquois de Stan Laferrière, et pas la moindre. Ce pianiste-batteur-guitariste-et-chanteur est aussi un compositeur et un arrangeur de grand talent. Les meilleurs orchestres de jazz ont sollicité sa plume, et il a accompagné le gratin du jazz, classique ou moderne, avec la même pertinence. Il n'aime rien tant que de jouer de la batterie dans un groupe swing, ou encore chanter le répertoire de Nat King Cole, toutes qualités qui font de lui un authentique homme-orchestre. Pour son Tentet (un orchestre de dix musiciens, mais qui "sonne" comme un big band), il a su magnifiquement adapter l'univers de Duke Ellington, qu'il sert avec maestria.

Depuis sa création en 1992, et sa percée l'année suivante dans le "off" du Festival de Marciac,
le Tuxedo Big Band n'a jamais cessé de cultiver les grands répertoires de l'âge d'or du swing. Après les arrangements de l'orchestre de Jimmie Lunceford, puis les thèmes qui enchantèrent le tandem Chick Webb/Ella Fitzgerald, ou encore les arrangements de Fletcher Henderson pour Benny Goodman, l'orchestre toulousain jette aujourd'hui son dévolu sur l'univers de Count Basie. Sous la houlette de Paul Chéron, et avec une belle brochette de solistes torrides, le Tuxedo fait revivre ce jazz qui chante, qui danse et qui balance, pour le plus grand bonheur des aficionados, comme pour celui des nouveaux adeptes. L'Académie du jazz et le Hot Club de France ne s'y sont pas trompés, en lui décernant des lauriers amplement mérités.

Avec la violoniste Florence Fourcade, c'est l'identité européenne du jazz qui parle. En abordant le répertoire de Django Reinhardt et Stéphane Grappelli, entourée de deux guitares et d'une contrebasse, elle fait revivre cet art singulier qui s'inventa dans les années trente, au carrefour du swing américain, de la guitare manouche et du lyrisme tzigane. Cette tradition, saluée dans le monde entier par la reconnaissance du fameux "Quintette du Hot Club de France", devait s'inscrire dans l'histoire du jazz comme une contribution essentielle à un art en pleine mutation. De Swing 42 à Minor swing en passant Sweet Georgia Brown, Florence Fourcade redonne à ces joyaux adoubés par le temps une nouvelle fraîcheur. Et si elle vient en voisine, du Gard où elle réside, les scènes de France et d'Europe l'ont à ce jour largement fêtée.

 

 

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