Newah Nakhah
Musiques et danses du Népal
L’ethnie Néwar, d’un million de
personnes environ, fortement imprégnée par le monde indien,
se présente comme la plus ancienne société de la
vallée du Népal.
Attestée depuis le Ve siècle, son âge
d’or remontant à l’époque des rois Malla (XIIIe-XVIIIe
siècle), la société Néwar se répartit
en une trentaine de castes hiérarchisées et interdépendantes.
À la croisée de l’Hindouisme et du Bouddhisme tantrique,
la tradition religieuse néwar fait preuve d’une synthèse
harmonieuse et conserve, malgré les bouleversements récents
de la modernité, toutes ses spécificités.
Tel est notamment le cas des musiques et des danses qui
sont effectuées par la plupart des groupes sociaux : les castes
s'illustrent dans des répertoires aux fonctions bien circonscrites.
Parmi celles-ci, les paysans Maharjan et les hautes castes bouddhistes
Vajracharya ont leurs conduites rituelles et artistiques rassemblées
sous la bannière d’une divinité
lignagère, Nasahdyah, explicitement associée à
la musique et à la danse. C’est
autour de cette divinité que se construit le rituel de musiques
et de danses Newah Nakhah.
Cette manifestation exceptionnelle tend à
recréer pour la première fois
«hors les murs » les conditions d’exécution des
grandes fêtes du calendrier rituel, elle incorpore de nombreuses
pièces musicales (chants dévotionnels, musiques instrumentales)
ainsi que les deux classes de danses sacrées (dyah pyakkham
et chacha pyakkham) qui sont représentées lors de ces
manifestations religieuses.
Bien plus qu'un art millénaire, musiques et
danses relèvent essentiellement ici d'un exercice spirituel : le
terme sadhana, qui exprime l'idée d'une ascèse, incorpore
diverses pratiques comme des techniques de visualisation, accompagnées
de schémas corporels aux profondes significations symboliques.
Ces postures identificatrices des déités représentées,
sont destinées à rassembler les danseurs dans une méditation
active. Elles sont accompagnées de textes chantés et de
musiques instrumentales.
En coproduction avec le musée
du quai Branly
Avec le Singhini Research Centre
Samedi 24 juillet
Amphithéâtre d’O
21h - entrée libre
Report au 25 juillet en cas de mauvaises conditions climatiques
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