
Opéra en 4 actes (1839/1882)
Révision Matteo Salvi
Livret de Eugène Scribe et Charles Duveyrier, version italienne Angelo
Zanardini
1ère représentation : Teatro Apollo, Rome – 22 mars
1882
Version concert - Création
Inva Mula, soprano :
Amelia d’Egmont
Franck Ferrari, baryton : Il
Duca d’Alba
Arturo Chacón-Cruz, ténor : Marcello
di Bruges
Francesco Ellero d’Artegna, basse : Sandoval
Mauro Corna, basse : Daniele
Nikola Todorovitch, ténor: Carlo
Karlis Rutentals, ténor : Un
tavernier
Orchestre National de Montpellier LR
Chœur de la Radio Lettone
Enrique Mazzola, direction
Sigvards Klava, chef de chœur
Jory Vinikour, chef de chant
Avec l'aide de la Caisse d'Epargne Languedoc-Roussillon
Diffusion en direct sur France Musique
(à Montpellier fréquence
96,4 MHz) et UER
Destiné à servir de carte de visite à Donizetti, à son arrivée à Paris en 1838,
mais abandonné après la composition de deux actes, Le Duc d’Albe, basé sur
un livret prometteur d’Eugène Scribe et de Charles Duveyrier, n’a été achevé que
quarante-quatre ans plus tard, trente-quatre ans après la mort du compositeur.
Un de ses élèves, Matteo Salvi, parvient alors à réunir des esquisses et des écrits
préparatoires pour les sections manquantes des deux derniers actes ; pour combler
le vide laissé par le célèbre air de ténor « Ange si pur » (« Spirto gentil ») – retiré du
manuscrit par Donizetti pour être réutilisé dans La Favorite –, Matteo Salvi
introduit un air séduisant, « Angelo casto e bel »,
complétant le tout par plusieurs pages de sa propre plume.
Le résultat est surprenant, faisant moins penser à un fantôme qu’à une réincarnation de l’œuvre originale, où le « Spirto gentil » du maître est omniprésent. Enfin monté à Rome en 1882, dans une traduction italienne d’Angelo Zanardini, Il duca d’Alba y remporte un triomphe, ainsi que dans plusieurs autres villes, mais, trop tôt passé de mode, devra attendre 1952 pour être redécouvert. Plusieurs fois mis en scène depuis, mais presque toujours mutilé, réduit à trois actes, ce grand opéra en quatre actes sera repris à Montpellier dans une version digne des intentions premières du compositeur.
Alexandre Weatherson