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> Musique électroacoustique du GRM

Coproduction GRM de l'Ina
18h - Salle Pasteur / Le Corum
 

Mercredi 25 juillet
 
 



Électronique  
Pascal Baltazar©Stephane Ouzounoff
Pascal Baltazar
Pascal Baltazar
Pyrogenesis, pour instrument électroacoustique - Commande du GRM
Production: GMEA, Centre de Création Musicale d'Albi-Tarn

Je sens entre mon activité et celle du forgeron de profondes analogies.
D’abord, le geste, par lequel l’artisan modèle la matière de façon continue : frappant, chauffant, tordant, trempant les métaux pour leur imprimer progressivement une forme.
Ensuite, l’outil : Tout comme le forgeron se fabrique ses propres outils, depuis plusieurs années, je travaille à la facture de mon instrument électroacoustique.
Un instrument pour écrire le son, dans l’espace et avec le geste. Enfin, la construction organique de la forme, dont parle Gilles Deleuze :

« Pourquoi est-ce que le forgeron est musicien ? Ce n’est pas simplement parce que la forge fait du bruit, c’est parce que la musique et la métallurgie se trouvent hantées par le même problème : à savoir que la métallurgie met la matière dans l’état de la variation continue de même que la musique est hantée par mettre le son en état de variation continue et instaurer dans le monde sonore un développement continu de la forme et une variation continue de la matière. » Ainsi, dans Pyrogenesis, des matériaux bruts sont mis en jeu dans des processus de transformation : fusion, condensation, solidification, sublimation... Le geste instrumental intervient constamment pour animer les matières, les agréger, y introduire du désordre, ou au contraire les canaliser. La main presse et tire, pousse et retient. Le corps sculpte l’espace. La composition interroge, de manière plus générale, le fantasme démiurgique de l’homme et les divers moyens qu’il s’est donné pour transformer la matière - de l’enclume à la sidérurgie jusqu’à la fission nucléaire : point ultime de cette entreprise, où la matière se brise de l’intérieur et menace de destruction

 
Ekrim©Stephane Ouzounoff
Erikm
   

puce Erikm
Générer / dégénérer, pour platines et traitements

« Deux platines vinyles + une console de Mix + électronique + 20 vinyles issus de l’industrie du disque (musique savante et populaire), ainsi que mes disques personnels prévus à cet effet.
Ce travail a été entamé en 1992 sur la « générescence » et la dégénérescence du corps sonore ( synthèse sonore ) à partir d’un son ou d’une musique préexistante fixée sur disques vinyles.
Les premières recherches ont débuté sur la base d’un détournement de musiques préexistantes, collages ... mais également à partir des moyens de diffusion comme des platines vinyles domestiques ou tout autre objet générant du son ...
Les concerts sont essentiellement basés sur l’accident dont le but est de créer des matières sonores, et doivent être au mieux, les plus éloignés possibles de mes schémas de pensée et de composition. Ce processus « d’accident» amenant tout naturellement des mécanismes de composition également autres, et en temps réel.
Cette pratique a été également déclinée dans mes projets purement électroniques, ainsi que dans les arts visuels et la vidéo ».

 
 
Stephane Fennesz©Stephane Ouzounoff
Stephane Fennesz

puce Christian Fennesz
Performance pour laptop et guitare électrique. 2007

Chaque concert de Christian Fennesz est unique car son univers sonore est sans cesse changeant. Ses outils de prédilection : l’ordinateur et la guitare électrique qu’il associe intimement pour créer des structures où se mêlent des parfums de nostalgie et une lecture très actuelle du monde moderne, avec ses brouillages, ses parasites et ses incertitudes.