Le Festival de Radio France et Montpellier Languedoc-Roussillon
14 - 31 juillet 2008
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Soirées :   14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 21 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31


Vendredi 18 juillet - 20h - Opéra Berlioz / Le Corum


Orchestre Philharmonique de l’Oural

Direction DMITRI LISS

VADIM REPIN
, violon

Boris Blacher
Variations Paganini


Serge Rachmaninov/Ottorino Respighi
Cinq Études-tableaux 
  • La mer et les mouettes en la mineur opus 39 n°2
  • La fête foraine en sol mineur opus 33 n°7
  • Marche funèbre en ut mineur opus 39 n°7
  • Le petit chaperon rouge et le loup en la mineur opus 39 n°6
  • Marche orientale en ré Majeur opus 39 n°9
  • Vadim Repin - Dmitri Liss - Orchestre Philharmonique de l’Oural - 18 juillet 2008 - Festival de Radio France et Montpellier Languedoc-Roussillon

    Jean Sibelius
    Concerto pour violon et orchestre en ré mineur opus 47


    Avec l'aide d'Ernst & Young


    Diffusion sur France Musique (fréquence 96.4) en direct et UER

    Pour ses Etudes-tableaux Rachmaninov prit son inspiration à différentes sources (scènes de genre, contes de Perrault, tableaux de Böcklin…) en refusant  de s’expliquer. S’y ajoute une idée extra musicale, qui à la grande conviction de Rachmaninov « ne regardait que lui ». Quand Respighi a voulu orchestrer cinq de ces études, Rachmaninov a consenti à leur donner des titres, censés dévoiler les mystères de ses intentions. Respighi  colore ces tableaux à sa manière, luxuriante,  poétique et cependant suggestive au plus près des titres.


    Concerto de Sibelius : Le violoniste Viktor Nováček créateur de cette partition l’ayant jugée trop difficile, Sibelius dut la réviser. L’œuvre fut donc reprise en 1905 à Berlin et cette fois sous la baguette de Richard Strauss, avec Karel Halĩr.
    Ce concerto n’a d’autre ambition que d’exprimer l’émotion du moment, celle d’un homme qui, du fin fond de sa retraite, au nord d’Helsinki, seul dans sa maison au milieu des arbres, songe qu’il aurait pu être un grand violoniste et devint compositeur.
    Sibelius y fait abstraction de sa Finlande natale et ne s’attache qu’à promouvoir son instrument préféré. Le chant du violon se déroule en continu, avec beaucoup de générosité lyrique. Affleure ainsi, une tranquillité de surface que viennent démentir de grands passages de virtuosité. L’orchestre contredit également l’apparente recherche de sérénité du violon. Sibelius a fait de lui le moteur dynamique et dramatique de l’œuvre. Ainsi instaure t-il de nouveaux rapports entre les protagonistes du concerto pour une rencontre qui se passe en effet, sans heurts particuliers et sans tension ; une fusion symphonique d’où émerge un violon tendre ou héroïque sur fond de couleurs sombres, mais chaleureuses. Ses grands phrasés grandioses, sa poésie et son caractère rhapsodique, ont fait de ce concerto un des chevaux de bataille du répertoire.

    Catherine Michaud