Le Festival de Radio France et Montpellier Languedoc-Roussillon
14 - 31 juillet 2008
Accès presse | Recherche | Newsletter | fils rss
Soirées :   14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 21 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31


Mercredi 23 juillet - 20h - Opéra Berlioz / Le Corum

La Esmeralda

Louise Bertin



Opéra en 4 actes (1836)
Livret de Victor Hugo d’après Notre-Dame de Paris

Opéra de Louise Bertin - La Esmeralda - 23 juillet 2008 - Festival de Radio France et Montpellier Languedoc-Roussillon




Cliquez pour activer la video

Version concert    Première mondiale

maya boog  
soprano, La Esmeralda
Manuel NÚÑez Camelino ténor, Phoebus
Francesco Ellero d’Artegna basse, Frollo
FrÉdÉric Antoun ténor, Quasimodo
Yves Saelens ténor, Clopin
EugÉnie Danglade mezzo-soprano, Fleur-de-Lys
Eric Huchet ténor, Le Vicomte de Gif
Evgeny Alexiev baryton, Monsieur de Morlaix
Marc Mazuir baryton , Monsieur de Chevreuse
Marie-France Gascard mezzo-soprano,
Madame de Gondelaurier
Sherri Sassoon-Deshler mezzo-soprano, Diane
Alexandra Dauphin-Heiser mezzo-soprano, Bérangère
GUNDARS DZILUMS baryton, Pierrat Torterue


ORCHESTRE NATIONAL DE MONTPELLIER
LANGUEDOC-ROUSSILLON

CHŒUR DE LA RADIO LETTONE

Lawrence Foster Direction

Sigvards Klava
Chef de chœur
Muriel Bérard Chef de chant



Avec l'aide de la Caisse d'Epargne Languedoc-Roussillon

En association avec le Festival Victor Hugo et Egaux et avec le soutien de la Société des amis de Victor Hugo

Diffusion sur France Musique (fréquence 96.4) le 25/07/08 à 20h00

Conférence
- Esmeralda par Arnaud Laster
11h - Salle Einstein/ Le Corum - Entrée Libre



La Esmeralda, un opéra et une compositrice à découvir

photo victor hugo 1883La Esmeralda de Louise Bertin devrait exciter la plus vive curiosité : Victor Hugo lui-même en a tiré le livret de son roman Notre-Dame de Paris ; Berlioz en a dirigé les répétitions ; les plus grandes voix de l’époque, Adolphe Nourrit et Cornélie Falcon, en ont été les interprètes ; Liszt l’a transcrite intégralement pour piano et chant. Mais un opéra composé par une femme, un prêtre fou de désir pour une bohémienne, qu’il déclare sorcière et veut envoyer au gibet parce qu’elle se refuse à lui, cela était trop contraire aux traditions et aux tabous de l’Académie royale de Musique. Alors on prétendit que l’opéra ne devait d’être représenté qu’à l’influence du journal dirigé par le père de la compositrice et que les réussites de la partition étaient dues à l’intervention de l’auteur de la Symphonie fantastique. Misogynie, hugophobie, conformisme se sont conjugués pour faire tomber l’œuvre. Après la thèse d’une jeune musicologue américaine, qui a souligné l’originalité de son écriture, et les trois reprises en version piano-chant qui se sont succédé depuis 2002 avec un succès croissant, le temps est venu de l’entendre dans sa version originale avec chœurs et orchestre, afin de pouvoir en apprécier la musique à sa juste valeur.

Arnaud Laster