Pascal
Maurin, programmateurMARDI
22 JUILLET
Guy Gerber (LIVE - TEL AVIV)
L'homme responsable de quelques unes des plus belles fins de soirées sur les dancefloors les plus cotés à travers le globe ces douze derniers mois se nomme Guy Gerber. C’est son superbe morceau enregistré sur Bedrock Records, « Stoppage Time », devenu l’hymne du Cocoon Club à l'Amnésia et du DC-10 à Ibiza, qui a vraiment lancé Guy Gerber sur la scène internationale. Les ventes du maxi ont explosé et on retrouve le morceau sur de nombreuses compilations mixées par des artistes aussi divers que Kiki, Wally Lopez et Dave Seaman.
Si personne ne connaissait Guy Gerber il y a deux ans, le retard a été rattrapé depuis. C’est Sven Väth qui a repéré le premier le talent de Guy Gerber et qui le signe sur son label Cocoon dès 2006.
Guy Gerber commence à s’intéresser sérieusement à la musique à l’âge de seize ans. Membre de l’équipe de football junior de son pays natal, Israël, il commence à jouer de la guitare. Très vite, son amour du football est remplacé par une véritable passion pour la musique. Il écoute d’abord des groupes comme Joy Division, My Bloody Valentine, Sonic Youth, Soft Cell, et Beach Boys. Ce sont ces influences qui forment aujourd’hui son goût unique pour les harmonies, mélodies aigres-douces, et les grosses lignes de basses futuristes. Il commence la production d’abord en amateur puis de plus en plus sérieusement. Il obtient le prix du meilleur « artiste électronique israélien » en 2003 par l'Association Israélienne de Musique et une récompense pour le « meilleur producteur électronique de l’année» décerné par le principal magazine de musiques électroniques israélien en collaboration avec MTV.
De ses débuts dans la production en 2002 jusqu’à aujourd’hui et sa signature sur Cocoon Recordings, Guy Gerber a sorti ses morceaux sur des labels aussi divers que : Renaissance, Global Underground, King Street, Kinky Vinyl et Bedrock. La grande variété de ses goûts lui permet de travailler sur différents types de projets, notamment en produisant la musique pour des spectacles d’arts et de danse contemporains. Ainsi l’a-t'on vu collaborer avec Ohad Naharin (qui est considéré comme un des chorégraphes les plus importants de ces trois dernières décennies) pour composer la musique de son dernier projet : « Playback ».
Radio Slave (DJ SET - BERLIN)
Matt Edwards alias Rekid ou encore Radio Slave, a sans nul doute connu l’une des ascensions les plus fulgurantes de cette année. En quelques mois et après seulement quelques maxis et compilations mixées, dont son tonitruant « Misch Masch »,
Radio Slave est passé du statut de parfait inconnu à celui de dj superstar.
Il
s’impose notamment comme le maître d’une techno minimale, racée, vaporeuse
et groovy. Ses mixes sont aussi sombres que dansants. Eclectique dans ses
sélections, il mélange habilement perles minimales, trouvailles dubstep
improbables, le tout dans une ambiance hypnotique. Ce talentueux producteur
a su indéniablement repousser les limites de l’électro, ignorant toute
frontière de genres, à la limite d’une house innovante et presque futuriste.