Jeudi
31 juillet - 18h - Opéra Berlioz - Le Corum

Maria Joao Pires et
Pavel Gomziakov
© Felix Broede
Deutsche Grammophon

Nicola Beller Carbone
© christian Bort

Marius Brenciu
© Anne de Gela

Yves Saelens
© droits réservés

Mirjam Neururer
© droits réservés

Lawrence Foster
©Marc Ginot
Soirée de clôture
18h00
Maria João Pires, piano
Pavel Gomziakov, violoncelle"Les dernières années" de Chopin
FrÉdÉric Chopin
Sonate pour piano n°3 en si mineur opus 58
Franz Liszt
La lugubre gondole pour violoncelle et piano
FrÉdÉric Chopin
•Mazurka pour piano en sol mineur opus 67 n°2
•Mazurka pour piano en la mineur opus 67 n°4
•Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur opus 65
•Mazurka pour piano en fa mineur opus 68 n°4
Cocktail
20h45
Franz Lehar
Friederike
Singspiel en 3 actes (1928)
Livret de Ludwig Herz et Fritz Beda-Löhner
Version concertNicola Beller Carbone, soprano, Friederike
Marius Brenciu, ténor, Goethe
Yves Saelens, ténor, Lenz
Mirjam Neururer, soprano, Salomea
Marianne Crebassa, mezzo-soprano, Malchen, Hortense
Béatrice Pary, mezzo-soprano, Ännchen, Bärbchen
Olivia Doray, soprano, Klärchen, Liselotte
Joanna Malewski, soprano, Lottchen, Dorothée
Elodie Buisson, récitanteOrchestre National de Montpellier Languedoc-Roussillon
Direction Lawrence Foster
Chef de chant David Zobel
Diffusion en direct sur France Musique - Fréquence à Montpellier 96.4 MHz
version anglaise
Le programme de ce concert sera dédié à des œuvres issues du répertoire romantique pour piano, celles de Frédéric Chopin, célèbre autant pour sa carrière de pianiste virtuose que pour l’ensemble de sa production dans laquelle le piano est l’instrument roi. Il joua, à travers elles, un grand rôle dans l’élaboration de la technique pianistique.
Maria Joao Pires au piano et Pavel Gomziakov au violoncelle se feront les interprètes de la Sonate en sol mineur opus 65, l’unique que Chopin dédia à cette formation.
Cette œuvre de grande valeur, contemporaine des mazurkas de l’opus 63 fut composée entre 1845 et 1846. Les deux instruments mêlent admirablement leurs timbres au travers des quatre mouvements, Allegro moderato, Scherzo, Largo et Final qui composent l’œuvre.
Chopin la dédia à Auguste Franchomme, célèbre violoncelliste dont il était l’ami et qui en joua trois mouvements, le 16 février 1848, lors de l’ultime concert que le musicien donna dans la capitale où il s’éteignit le 17 octobre 1849.
Le compositeur, particulièrement à l’aise dans les genres autorisant une forme libre, s’est essayé à celui de la sonate. Nous entendrons celle en si mineur opus 58, la troisième et dernière que le compositeur dédia à son instrument après l’opus 4 de 1828 et l’opus 35 de 1839 dont elle se démarque nettement par son caractère.
Chopin la composa en 1844 alors qu’il se trouvait à Nohant en compagnie de George Sand dont il allait bientôt se séparer. Dédiée à la comtesse de Perthuis, l’œuvre, brillante et débordante de vitalité, est pourtant celle d’un musicien touché par la maladie.
Enfin, nous entendrons, sous les doigts de la pianiste, quelques mazurkas, ces danses à la saveur si polonaise que Chopin restitue à merveille. Il en composa une soixantaine qui toutes font preuve d’une fantastique écriture, d’une grande richesse d’invention. L’auditeur ne peut que se laisser emporter !
Laura Gucciardi
Comme il l’avait fait quelques années plus tôt avec Paganini, Franz Lehár, l’auteur des si célèbres opérettes, La Veuve joyeuse et Le pays du sourire, choisit à nouveau, en 1928, de mettre en musique un livret dont l’histoire se déroule autour d’un personnage historique.
Ce livret, c’est celui de Friederike de Ludwig Herzer et Fritz Löhner-Beda à partir duquel il composa une opérette en trois actes. Nous l’entendrons interprétée par l’Orchestre National de Montpellier Languedoc-Roussillon, sous la direction de Lawrence Foster, en version concert, avec Nicola Beller Carbone et Marius Brenciu dans les rôles principaux.
Friederike relate, de manière un peu romancée, un épisode de la vie de Goethe, en 1771, alors qu’il était étudiant à Strasbourg, et qu’il était épris de Frédérique Brion, la fille d’un pasteur alsacien. L’œuvre du poète en subit l’influence puisque de cette époque datent Mailied, Erwache Friederike et Willkommen und Abschied.
Le livret reprendra d’ailleurs quelques vers du poète. L’action se déroule à Sessenheim et Strasbourg. Le premier acte est celui de la rencontre des deux jeunes gens. Au cours du volet central Friederike verra Goethe partir pour rejoindre le grand-duc de Saxe-Weimar qui le réclame. Devant le détachement de la jeune femme, Goethe quittera la ville sans même lui faire ses adieux. Ce n’est qu’au cours du troisième acte qu’ils se reverront et se sépareront définitivement.
L’œuvre fut créée, le 4 octobre 1928 au Metropol-Theater de Berlin. Le ténor autrichien Richard Tauber tenait le rôle de Goethe et Käthe Dorsch, celui de Friederike. Ce fut un succès et l’ouvrage fut repris dans différents théâtres pour plusieurs centaines de représentations et fit l’objet, en 1932, d’une version cinématographique par Fritz Friedmann-Friedrich avec Hans Heinz Bollman et Mady Christian. Elle fut, quelques années plus tard, interdite par le régime nazi. On ne pourra que prendre plaisir à écouter cet ouvrage à l’écriture soignée et à la musique colorée.
Laura Gucciardi
Sites web des Artistes-Interprètes ou Formations