> Edito - René Koering
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René Koering présente la 25°édition du Festival
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Le Festival de Radio France et Montpellier Languedoc-Roussillon fête cette année sa 25ème édition.
Clin d’œil à cet anniversaire, Sergueï Edelmann qui fut le premier jeune soliste en 1985 sera à nouveau l’invité de cette édition le 13 juillet.
Ce pianiste annonce bien d’autres artistes qui nous font l’honneur et surtout l’amitié de leur présence, Evgueni Kissin, Maria João Pirès, Marius Brenciu, Aldo Ciccolini, Brigitte Engerer, Nicola Beller Carbone, Katia et Marielle Labèque, Menahem Pressler, Jean-Yves Thibaudet, HK Gruber, Boris Berezovsky, Alexander Kniazev, Silvia Marcovici...Explorateur de l’univers musical, le Festival vous propose de découvrir cette année, Zaira de Bellini inspirée de la tragédie de Voltaire – Ermonela Jaho en sera la somptueuse interprète – La Haine d’Offenbach scène dramatique avec un quatuor de comédiens exceptionnels Fanny Ardant, Gérard Depardieu, Dörte Lyssewski et Farida Khelfa – 3 Discours politiques pour baryton et choeur d’hommes de Manfred Gurlitt, passionnante partition manuscrite que m’a confiée sa veuve – Ezio de Haendel d’après Métastase dans une version concert très attendue – Marie-Antoinette conçue et mise en scène par Jean-Paul Scarpitta et incarnée par Sylvie Testud sur des musiques tant aimées de la malheureuse Reine – Friederike, opéra de Franz Lehar sur les amours interrompues de Goethe et Frédérique Brion.
D’autres voix sublimes marqueront cette exploration musicale en 2009, Waltraud Meier dans les Quatre Derniers Lieder de Strauss et Vesselina Kasarova dans un programme en partie consacré à Haydn et Mozart.
Le voyage traversera des régions plus contemporaines avec la création mondiale de Parole perdue de Daniel Teruggi interprétée par la comédienne Emmanuelle Laborit et la voix de Guillaume Depardieu, l’ensemble mis en scène par Jean-Claude Fall, en coproduction avec l’INA/GRM. Aux formations fidèles qui accompagnent cette 25ème édition l’Orchestre National de France, le Philharmonique de Radio France, l’Orchestre National de Montpellier Languedoc-Roussillon et le Choeur de la Radio Lettone se joignent cette année l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg, l’Orchestre National d’Île-de-France, le Kammerorchesterbasel, Europa Galante. Enfin le Festival vous invite en région, il s’installe notamment toute une journée à Narbonne, et sillonne le Languedoc-Roussillon des Pyrénées catalanes aux montagnes cévenoles.
Le programme complet vous présentera l’intégralité des manifestations 2009 notamment les concerts des jeunes solistes, la musique de chambre, le jazz, les musiques électroniques, les musiques du monde, les Rencontres de Pétrarque plus quelques rendez-vous supplémentaires...
> Visuel 2009 - Peter Klasen
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Né à Lubeck en Allemagne en 1935, Peter Klasen vit et travaille à Paris depuis 1959. Artiste engagé, révolté, ses œuvres dénoncent, tout en en soulignant l’attrait, l’inhumanité de la société industrielle, d’un monde lisse où l’émotion ne semble plus avoir sa place : beautés lointaines, inaccessibles, bouches sensuelles, murs de béton, objets de métal, engins industriels, manettes, manomètres, disjoncteurs, ampèremètres, cadrans, volants, tuyaux, sigles et mots-clés : “poison“, “radioactif“, “déchets“, “corrosif“.
Artiste majeur du mouvement de la Figuration Narrative, Klasen représente aussi une conscience aiguë et exigeante de la vie contemporaine. Son œuvre cristallise des inquiétudes, rassemble des symptômes tout en provoquant la réflexion et libérant l’imaginaire.
À la fois collages et trompe-l’œil, ses créations s’inspirent de la réalité urbaine, de ses signes, de ses codes, de sa “froideur“ et de sa “dureté“.
Qu’il use de la technique du pochoir, de la photographie, de l’aérographe ou de l’impression numérique, il explique vouloir “faire une peinture hors du temps, aseptisée, dépouillée, avec une objectivité féroce, comme peut l’être la peinture allemande du XIXe siècle et plus loin celle de Dürer et Cranach“. Critiquant ardemment la violence sourde et la non-communication inhérentes au monde contemporain, il déclare : “il y a un fil conducteur dans tout mon travail : la solitude, l’angoisse, l’aliénation, c’est ce que je ressens dans cette société“.
Son travail a fait l’objet de plusieurs commandes publiques : fresque murale pour la station Sncf du Musée d’Orsay (1987), fresques murale pour le Forum des Halles à Paris et la Mairie de Lille (1988), sérigraphie pour le bicentenaire de la Révolution (1989)… Ses œuvres ont été exposées dans le monde entier et figurent dans de nombreuses collections publiques et privées (Bibliothèque Nationale à Paris, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, Musée National d’Art Moderne-Centre Georges Pompidou, Paris, Moma à New York, Museum moderner Kunst à Vienne, Musée Boymans van Beuningen à Rotterdam…).