• Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille
Envoyer Imprimer PDF

Du Lundi 12 au vendredi 30 juillet 2010  Entrée Libre

Projections de films musicaux par la SACEM
15h - Salle Einstein / Le Corum

Pour la 7ème année consécutive, la Sacem organise un cycle de projections de films sur la musique au Festival de Radio France et Montpellier.
Organisé en trois thématiques successives qui correspondent aux trois semaines du Festival, le cycle 2010 propose, du 12 au 30 juillet, une approche de l'Orchestre (après les festivals, l'an dernier), prolonge l'anthologie de la filmographie très riche de Bruno Monsaingeon (dont c'est la troisième visite au festival) autour, cette année, des grandes figures de violonistes et se conclut par une nouvelle série de portraits récents de créateurs illustrant la diversité musicale : jazz, musique contemporaine et chanson.

Ces projections sont accompagnées d'une présentation du film par son réalisateur ou par un professionnel expert du sujet abordé, et sont suivies d'un débat.
Ces films permettent, grâce au travail imaginatif de cinéastes, d'appréhender des personnalités fortes aux prises avec les réalités passionnantes, parfois douloureuses et toujours mystérieuses de leurs métiers.
Ainsi le public du Festival, plus assidu et nombreux d'année en année, explore une voie possible pour entendre et voir la musique et ainsi mieux l'aimer et la comprendre.
 
La Carte Blanche proposée à Bruno Monsaingeon se clôturera le 24 juillet par un récital de sonates interprétées par Viktoria Postnikova, au piano, et Bruno Monsaingeon, au violon et à l’alto.
En effet, le cinéaste est également un interpréte concertiste très actif et uni par une longue et ancienne complicité humaine et artistique avec la grande pianiste russe.

lien-web-violetConsultez le blog des films Sacem (extraits projections, entretiens...)

Du lundi 12 au samedi 17 juillet
Questions d'orchestre 

Si les portraits de chefs et les captations de concerts symphoniques sont très nombreux sur le marché du film musical, les documentaires dédiés à des orchestres, à la vie de ces formations au rôle pourtant déterminant dans la politique musicale des Villes, Régions et États (sans oublier celles qui sont liées à des radios) sont beaucoup plus rares.
La sélection proposée cette année illustre cependant en cinq films des manières différentes d'aborder la question des orchestres.
L'émergence d'abord, avec deux films très différents consacrés à des orchestres de jeunes. Certes, ces formations juvéniles sont à la fois très photogéniques et porteuses d'une émotion particulière, liée au charisme de leurs chefs Daniel Barenboïm
et Gustavo Dudamel. Mais le documentaire sur le West-Eastern Divan Orchestra et celui sur l'Orchestre Simon Bolivar vont plus loin que la simple séduction parce qu'ils montrent que la musique permet de rapprocher les êtres et de faire comprendre à travers la complexité, la simplicité et la beauté de la musique, comment une autre vie est possible, dans la paix et l'écoute réciproque.
 
Mais les orchestres sont aussi des administrations où l'artistique et les contraintes de gestion doivent trouver le bon équilibre. La recherche sociologique récente, du moins celle qui est faite en France, fait des orchestres des lieux étouffants, des nids de frustration et de désenchantement comme si les comportements, ceux des instrumentistes en particulier, paraissaient définitivement accablés d'une pesanteur indépassable. Tout en évitant l'angélisme, gageons que la situation au sein des orchestres est heureusement moins noire. Le très beau film, récent, de Marie-Claude Treilhou consacré à l'Orchestre de Paris, projeté à Montpellier dans un précédent cycle,
celui consacré par Michel Follin à l'Ensemble Intercontemporain montrent que l'organisme fragile qu'est un orchestre peut être aussi un lieu d'accomplissement, de plaisir collectif et de partage de ce plaisir.
Il eut été frustrant d'évoquer l'orchestre sans en montrer au moins un à l'oeuvre. Ce rôle est dévolu à Andy Sommer qui a su capter et scénariser une interprétation brillante de la Symphonie fantastique de Berlioz, cheval de bataille des orchestres dans le monde entier.
Enfin, le film d'Enrique Sánchez Lansch sur la vie à la Philharmonie de Berlin pendant le Troisième Reich montre comment l'orchestre phare de l'Allemagne est devenu, dans cette période sinistre et à son corps défendant, un sujet d'histoire, d'une histoire tragique où sa tradition d'excellence.
consulter le programme

Du lundi 19 au samedi 24 juillet
Le Violon selon Bruno Monsaingeon

Une nouvelle Carte blanche en six projections est proposée au cinéaste et musicien Bruno Monsaingeon, réalisateur de soixante-dix huit films sur la musique, en près de quarante années d'activité incessante.
Cinq films, choisis en accord avec le réalisateur, illustrent différents aspects d'une thématique unique, le violon et les violonistes, qu'il a traitée à divers moments de son parcours de cinéaste-musicien.
Le film musical selon Monsaingeon est peut-être d'abord l'enregistrement visuel (et sonore) du geste dans la recherche de la plus grande proximité possible avec la partition, une "captation" préméditée, maitrisée et toujours concertée, en amont, avec l'interprète, soit des monuments légendaires (Yehudi Menuhin, David Oïstrakh) ou de jeunes artistes qu'il a repérés (Valery Sokolov, Gilles Apap) dans une démarche qui s'inscrit toujours dans la durée, comme une sorte de work in progress et qui prend parfois des dimensions monumentales : seize films avec ou sur Menuhin. Aussi la captation d'un jour sera-t-elle reprise dans un portrait qui sera élaboré demain.
Le Portrait paraît l'approche de prédilection pour Bruno Monsaingeon : l'art du Portrait, c'est la recherche patiente et pudique de la vérité d'un être, dans son unité profonde. Une démarche qui est à l'opposé de la manière du documentaire musical conventionnel qui en juxtaposant les paroles d'une  multiplicité de témoins se donne l'illusion d'accéder à une sorte de connaissance moyenne du personnage.
Une troisième veine, illustrée dans la programmation 2010 par le monumental "L'Art du Violon" en deux parties, relèverait plutôt de l'essai, de la synthèse sur une époque, sur un sujet mis en perspective, traités sans souci didactique pesant, mais toujours au plus près de la musique et de l'émotion.

Si le parcours artistique de Bruno Monsaingeon parait exemplaire, il importe de saluer aussi son parcours professionnel.
Après avoir fait ses premières armes dans le service public, au temps lointain de l'ORTF, notre homme a connu toutes les évolutions du paysage audiovisuel. Aujourd'hui faire des films sur la musique, aussi ambitieux et exigeants que les siens, implique une grande maîtrise des coproductions internationales, la recherche de des partenariats pérennes avec quelques structures de production, une politique d'édition cohérente (livres, DVD), l'approche gigogne de thématiques fortes (musique et totalitarisme, la transmission des savoirs, les portraits d'interprètes-cultes...).
C'est à ce prix que Bruno Monsaingeon a su bâtir dans la durée une carrière d'auteur, une œuvre considérable et de haute qualité.

La Carte blanche se conclut par un concert donné salle Pasteur : Viktoria Postnikova, grande pianiste russe avec laquelle Bruno Monsaingeon a réalisé plusieurs films, dont un portrait tourné en 1982, jouera avec le cinéaste qui est aussi violoniste (et altiste) concertiste des œuvres de Jean-Sébastien Bach et de César Franck.
consulter le program

Du lundi 26 au vendredi 30 juillet
Itinéraires et parcours singuliers

La thématique proposée a l'ambition d'offrir une sorte d'anthologie de films récents dédiés à des personnalités marquantes de la vie musicale dans les domaines de la création musicale contemporaine, de la chanson et du jazz. Tous ces films ont bénéficié d'un soutien à la production financé par l'action culturelle de la Sacem, mais peu encore ont été diffusés à la télévision.

Si tous sont des œuvres d'artisans talentueux, la plupart d'entre eux n'ont dépendu que d'initiatives personnelles et courageuses d'auteurs et de réalisateurs et n'ont généralement pas fait l'objet de commandes de la part des chaînes. Exempts, à ce titre, du formatage croissant imposé par l'industrie audiovisuelle, ils paient aussi le prix de cette liberté en s'imposant des conditions de réalisation pauvres et des moyens de réalisation chichement comptés. Dans ce contexte, l'édition de DVD et les projections dans des festivals apparaissent comme les moyens privilégiés pour rencontrer le public.

La force du souvenir, parfois un devoir de mémoire, sont les moteurs dramatiques de la totalité des films présentés, tandis que le recours à l'archive, précieuse par sa rareté, les témoignages recueillis en constituent la matière première. L'amitié et l'émotion affleurent dans ces films dits documentaires, mais aussi l'information, un style, une écriture qui rendent justice à des créateurs et à des artistes présents grâce au cinéma, à la combinaison séduisante et signifiante du son, de l'image et du verbe.
consulter le programme

Master-classe "Filmer La musique vivante"
Du 16 au 24 juillet 2010

Le Festival Radio France et Montpellier Languedoc Roussillon et la Sacem ont souhaité approfondir leur partenariat, pour cette nouvelle édition, avec la création d’une Master-classe ouverte à de jeunes professionnels. Intitulée "Filmer la musique vivante", elle se déroulera du 16 au 24 juillet. Cette Master-classe est destinée à huit jeunes « réalisateurs stagiaires », en fin de formation dans un cursus audiovisuel. Elle sera encadrée par Chloé Perlemuter et François-René Martin, réalisateurs reconnus, accompagnés de Isabelle Audigé, chef opérateur, Corentin Leconte, monteur, Mireille Faure, conseillère musicale et metteur en ondes, et Jocelyne Rivière, scripte. En proposant alternativement des séances théoriques et des ateliers pratiques de captation seront proposés notamment un historique de la captation et de ses techniques, une analyse concrète d’exemples de films, un décryptage de partitions en relation avec l’image, une présentation du cadre juridique nécessaire à la bonne réalisation de ces productions, …. Parmi les professionnels intervenant à ces sessions, citons Andy Sommer, Bruno Monsaingeon, Jean-Pierre Spiero et Yvon Gérault. Cette master-classe « Filmer la musique vivante » a donc pour objectif de permettre à chaque jeune réalisateur de découvrir et d’expérimenter "en vraie grandeur" les techniques de réalisation de captations de spectacles vivants. La captation audiovisuelle de concerts qui prend une place grandissante sur le web, met en jeu des conditions de production très spécifiques. Elle suppose aussi la maîtrise des relations entre les membres des équipes de réalisation et les musiciens captés. Elle implique enfin qu'à chaque filmage d'un concert corresponde un parti pris de réalisation qui contribue à la transmission de l'émotion musicale. Cette première édition de cette Master-classe est réalisée en partenariat avec le festival Radio France et Montpellier et l’Ecole Supérieure des Beaux-arts de Montpelier et France 3 Languedoc-Roussillon.