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Aux Ursulines, le succès de l'événement laissait parfois sur le seuil un nombre important de spectateurs : c'est dans l'Amphithéâtre du Château d'O (beaucoup plus grand) que l'on entendra cette année le jazz, dans toute la diversité de son histoire. Cela commencera le 19 juillet par du jazz classique, avec un vibrant hommage à Lionel Hampton : le saxophoniste Claude Tissendier a rassemblé un orchestre de dix musiciens pour célébrer le répertoire du regretté vibraphoniste, swingman impénitent qui conjuguait l'excellence musicale avec une considérable notoriété. Les sons modernes et iconoclastes du collectif Slang, dynamité par la présence de Médéric Collignon, feront dès le lendemain basculer le programme sur un autre versant esthétique. Le groupe du guitariste Gérard Pansanel, languedocien adoubé par la scène européenne, étendra ensuite la palette de cette première semaine, qui se conclura le vendredi 22 juillet avec le trio du tromboniste Yves Robert : ici les audaces du jazz contemporain se confondent avec les langueurs de la musique de chambre. La seconde semaine commencera
elle aussi par un tentette (puisque c'est l'usage de franciser les appellations
américaines des groupes de jazz, du quartette au nonette…).
Dix musiciens donc, rassemblés par le pianiste Hervé Sellin,
qui fit entendre ce groupe sur la scène du fameux Lincoln Center
de New York. Suivront le trio du contrebassiste Jean-Philippe Viret
(magnifique groupe où l'on retrouvera le pianiste Edouard Ferlet,
qui sut conquérir l'an dernier, en solo, la Cour des Ursulines),
puis celui qui associe Michel Zenino et Jean-Pierre Arnaud au pianiste
Siegfried Kessler, grande figure du jazz européen; et la touche
finale sera donnée par "Il Monstro", quintette breton
qui mêle les musiques de la vieille Europe à la pulsation
irrépressible du jazz.
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